Arrêt du transport ferroviaire : inquiétudes chez les vendeuses de marchandises à Bobo-Dioulasso

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L’accident du train survenu sur le pont du fleuve N’zi de Dimbokro en territoire ivoirien, a entrainé l’arrêt du trafic ferroviaire entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Cette situation préoccupe certaines commerçantes installées en face de la SITARAIL Bobo-Dioulasso, car cela entraine un ralentissement de livraison de certaines marchandises.

La SITARAIL (Société internationale de transport africain par rail) de Bobo-Dioulasso depuis quelques jours connaît un dysfonctionnement dans ses activités, suite au déraillement d’un train marchandises dû à l’effondrement d’un pont, le mardi 6 septembre 2016, sur le fleuve N’zi à Dimbokro, en Côte d’Ivoire. Désormais, les trains marchandises et passagers venant du Burkina Faso, sont obligés de se limiter à Bouaké. De ce fait, les marchandises en provenance d’Abidjan sont maintenant acheminées par des cars jusqu’à destination. Ce qui porte un coup sur la qualité et sur l’écoulement des produits importés tels que l’ananas, l’attiéké, les noix de palme, l’huile de palme, les avocats, la banane plantain, entre autres. Mercredi 14 septembre 2016, notre équipe s’est rendue devant la gare ferroviaire de Bobo-Dioulasso pour échanger avec les vendeuses de ces produits, sur les conséquences de l’arrêt des activités ferroviaires de la SITARAIL. Les commerçantes lancent un cri de cœur afin que les activités ferroviaires reprennent rapidement. « Il n’y a pas de marché, nous n’arrivons plus à avoir certains produits tels que l’avocat… », s’est exclamée Fatimata Ouattara, une commerçante visiblement découragée de cette situation. Et de renchérir : « Nous ne gagnons plus de marchandises à vendre, les clients aussi se font rares car ils se disent que ce sont des anciens stocks que nous vendons. Il y a d’autres clients qui pensent que ce sont les marchandises de Bobo-Dioulasso que nous vendons et non celles d’Abidjan ». Cependant, elle souligne que les prix n’ont subi aucune modification. Un autre son de cloche chez Aïcha Sana, elle aussi vendeuse. Elle avoue que les prix ont connu une augmentation de 250 F CFA sur les marchandises. Ces commerçantes de la gare ferroviaire lancent un appel aux responsables de la SITARAIL, afin de trouver une solution le plus rapidement possible, pour régler la situation dans un bref délai, car, à les entendre, c’est leur survie qui est en jeu. Richard Traoré, un client rencontré sur place, refuse d’acheter des bananes. Nous cherchons à savoir la raison de ce refus. Il affirme que les marchandises sont trop chères. En effet, cette situation paralyse à n’en pas douter, l’économie de la ville de Sya. Par conséquent, la voie ferroviaire étant vétuste, il est nécessaire que les responsables de la SITARAIL pensent à la réhabiliter, car elle date de depuis la colonisation. Nous avons essayé d’entrer en contact avec les premiers responsables de la Société, mais en vain. Toutefois, selon un communiqué, la SITRAIL s’engage à réhabiliter la voie de N’zi dans un délai de 15 jours, à compter du 9 septembre.

Boudayinga J-M THIENON
Alassane SEREME
(Stagiaire)

 

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