AN : Débats autour du projet ZACA, des lotissements et des aménagements

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L’Assemblée nationale s’est réunie, le vendredi 7 avril 2017, pour échanger avec le gouvernement, autour de trois questions orales avec débat et une question sans débat. L’exécutif était représenté par les ministres en charge de l’urbanisme, de l’agriculture et de l’eau.

Le vendredi 7 avril 2017, les parlementaires ont adressé quatre questions orales dont une sans débat au gouvernement. La question sans débat était relative au point des travaux sur le projet Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA). Les trois autres avec débat étaient relatives à la mesure de suspension des lotissements, aux actions-phares de réhabilitation et d’aménagements progressifs des plaines et bas-fonds et la non-prise en compte du barrage de Toessé dans le marché de réhabilitation des 12 barrages cette année. Trois ministres étaient devant les députés pour donner des éléments de réponse à ces interrogations. Il s’agit du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, du ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo et du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo. « Pouvez-vous faire à la représentation nationale le point sur les travaux de réalisation de la ZACA et les mesures envisagées par votre gouvernement pour l’aboutissement de cet ambitieux projet », a demandé le député Boureima Bougouma. Maurice Dieudonné Bonanet a reconnu les difficultés que rencontre le projet dans sa mise en œuvre. De son avis, la principale difficulté est l’absence d’une bonne stratégie d’exécution du projet. Il a, de ce fait, promis de mettre en place une nouvelle structure de gestion de la ZACA. La question sur les lotissements a été posée par le député Jean Armand Abgas. A ce propos, M. Bonanet a dit qu’une commission interministérielle a été installée le 10 mars 2017. Cette instance a un délai de 6 mois pour rendre ses conclusions. Conclusions qui permettront de trancher définitivement cette question de lotissement. Cependant, certains parlementaires ont estimé que si la mesure de suspension est maintenue, pourquoi le gouvernement a alors lancé son programme de construction de 40.000 logements ? Sur cet aspect, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat a fait comprendre qu’une mesure dérogatoire sera prise pour permettre la mise en œuvre de ce programme. « Quelles sont les actions-phares de la stratégie nationale de votre ministère destinées à réhabiliter et aménager progressivement des plaines et bas-fonds, de manière rentable pour l’économie de notre pays ? », a soulevé la députée Salimata Konaté. Et c’est le ministre en charge de l’agriculture, Jacob Ouédraogo qui a été appelé au parloir pour apporter des éléments de réponse. Il a annoncé une panoplie d’actions. Il s’agit, selon le ministre, de la mise à jour d’une cartographie des espaces aménageables, de l’organisation de la recherche et de l’appui-conseil. L’ensemble de ces actions coûteront, du point de vue de M. Ouédraogo, plus de 9 milliards de F CFA. La dernière question orale avec débat sur le barrage de Toessé a été posée par le député Halidou Sanfo.

Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, a reconnu l’utilité du barrage de Toessé, communément appelée barrage Oumarou Kanazoé, pour les populations, étant donné qu’il est le plus grand de la région du Nord. Il a confié que même si cette infrastructure n’a pas été prise en compte par le marché de réhabilitation, des travaux de réaménagement seront réalisés sur le barrage Oumarou Kanazoé.

Gaspard BAYALA

Bayiri.com