Aménagement de la section urbaine RN4 : Ce sera la plus belle avenue ouagalaise

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La section urbaine de la RN4 sera, d’ici à février 2018, la plus belle avenue de la ville de Ouagadougou. C’est le constat fait par le ministre des infrastructures, Eric W. Bougouma, à l’issue de la visite du chantier qu’il a effectuée, le vendredi 7 avril 2017. D’un coût de 24 322 912 596 FCFA, ces travaux sont à un taux d’exécution de 36%, pour un délai consommé de 62%.

Les travaux d’aménagement de la section urbaine de la RN4, allant du croisement de la RN4/RN3 à l’échangeur de l’Est de Ouagadougou, y compris un passage supérieur et le prolongement jusqu’au croisement de l’avenue de la liberté, sont en bonne voie, malgré le retard enregistré. C’est le constat fait par le ministre Bougouma, lors de la visite du chantier qu’il a effectuée, le vendredi 7 avril dernier. Pour lui et le bureau d’ingénieur-conseil AGEIM, ce retard n’est pas relatif à l’entreprise chargée de l’exécution du projet qui est la COGEB, mais à un retard observé dans la délivrance de la déclaration d’utilité publique des emprises du projet, intervenue seulement en décembre 2016. «Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée que nous effectuons pour constater l’état d’avancement des chantiers entrepris, un peu partout, au Burkina Faso et au terme de celle-ci, je peux dire que le chantier de la section urbaine de la RN4 qui va de l’intersection de Saaba jusqu’à celle de l’avenue 56, est tout simplement satisfaisant, et on peut dire qu’au terme des travaux, on aura à ce lieu, la plus belle avenue de Ouagadougou», a laissé entendre celui qui a en charge le département des infrastructures. Avec des innovations notables, telles que des passerelles au niveau de l’hôpital Yalgado, pour éviter que les piétons ne traversent la route, également les voies, quelque peu privatives, qui permettent d’entrer à l’hôpital, sans passer par la voie du milieu, ce chantier sera, à n’en point douter, un joyau infrastructurel, si l’on s’en tient au plan et aussi, à l’engagement de l’entreprise à faire un travail de qualité. «Nous avons également constaté au niveau du canal de Zogona, qu’on accuse bien souvent le changement climatique pour justifier quelques inondations, ce qui n’en est rien, car c’est un canal qui était bouché à 95%, ce qui fait au moins un mètre d’envasement. Les travaux se déroulent bien, l’état d’avancement est satisfaisant», a fait comprendre Eric Bougouma. En ce qui concerne le retard, il rassure que l’entreprise a mobilisé les moyens humains pour rattraper ce retard et au plus tard, février 2018, on commencera à voir de façon nette, un début d’achèvement des travaux essentiels sur cette chaussée. Selon Hervé Tiraogo Ouédraogo, DG du bureau d’étude AGEIM ingénieur-conseil, qui a en charge le contrôle et la surveillance des travaux de ce projet, celui-ci comprend globalement l’aménagement de la route en 2 fois 2 voies, depuis l’échangeur de l’Est jusqu’au carrefour avec l’avenue 56.En dehors de cela, il y a es contre-allées pour la circulation riveraine, qui commence depuis l’échangeur de l’Est jusqu’au pont de Wemtenga et au niveau de l’intersection avec la route de Kaya, il y aura un échangeur, un point de 72m à peu près, avec un juratoire en bas. «Nous sommes présentement à 61% de délai pour un taux d’exécution qui est proche de 40%. Mais, l’entreprise n’est pas blâmable, car ce n’est qu’en décembre 2016 qu’elle a reçu le délai d’utilité publique et à cela, s’ajoutent les contraintes qui sont liées au réseau d’eau, d’électricité, de connexion que nous sommes contraint de déplacer, à cause de l’élargissement de la route», a laissé entendre le DG d’AGEIM. Avec la saison des pluies qui s’annonce, les ouvriers travaillent présentement dans les zones les plus difficiles pour être sûrs qu’ils ne seront pas bloqués, après les premières pluies .

Larissa KABORE

Bayiri.com