Aménagement de bas-fonds au Burkina Faso : Un programme national en étude

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Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a lancé, le mardi 11 avril 2017 à Ouagadougou, le projet d’étude pour la formulation d’un Programme national de développement de bas-fonds au Burkina Faso.

La lutte contre l’insécurité alimentaire passe par la maîtrise des potentialités agricoles du pays. Selon une étude du ministère en charge des aménagements hydrauliques, le potentiel aménageable en bas-fonds du Burkina Faso est estimé à environ 500 000 ha sur le territoire national. Malheureusement, 10% seulement de cette superficie est aménagée. D’où le recours du gouvernement à des politiques et des stratégies de bonnes pratiques agricoles et à une gestion efficiente des ressources. Ce, en vue de sécuriser la production et renforcer la sécurité alimentaire et favoriser la croissance économique. C’est pour améliorer la production agricole grâce à un programme de développement des bas-fonds couvrant l’ensemble du territoire national, que le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a lancé, ce mardi 11 avril 2017, le projet d’études pour la formulation d’un Programme national de développement de bas-fonds au Burkina Faso (PEF-PNDBF). D’un coût d’environ un milliard deux cent millions (1 200 000 000) de francs CFA, ce projet d’étude prévu pour s’exécuter sur la période 2017-2018 va permettre d’une part, d’élaborer à l’échelle nationale, une base de données géo-localisées pour le développement des bas-fonds. Et d’autre part, il s’agit de capitaliser les bonnes pratiques en matière d’aménagement et de mise en valeur de bas-fonds. Il va permettre également l’élaboration d’un programme d’aménagement de bas-fonds à l’horizon 2030.Selon le ministre en charge des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, l’un des défis majeurs qui se présente à son département, porte sur les connaissances du potentiel aménageable et sur les réalisations d’aménagement hydroagricoles sur le terrain. «C’est un grand projet et dans les missions du département, nous devons faire en sorte que la production agricole s’accroisse ainsi que sa productivité et pour y arriver, il faut plus d’espace pour cultiver mais aussi, des intrants, des pesticides et des engrais de qualités», a-t-il expliqué.

Une invite à s’impliquer dans le projet

Le ministre Ouédraogo a ajouté que pour l’identification de l’espace, il faut une cartographie géo-référencée qui puisse permettre de savoir où il faut investir et les potentialités par site. Et c’est au regard des retombées attendues du projet qu’il a exhorté l’équipe de l’unité de gestion du projet à prendre toutes les dispositions nécessaires pour une bonne mise en œuvre de celui-ci. Jacob Ouédraogo a également invité les services techniques déconcentrés de l’administration à s’impliquer pour l’atteinte des résultats escomptés. Car soutient-il : «le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques se fera le devoir d’être particulièrement regardant sur les résultats de cet important projet». Le représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Kobayashi Takemichi, a laissé entendre qu’au «pays des Hommes intègres», l’agriculture occupe une place importante mais que le changement climatique constitue une entrave à la production agricole. Pourtant, «l’eau est très importante pour développer cette agriculture», a-t-il souligné. Il a déploré le manque de données de base qui est, à son avis, très essentiel dans la réussite des investissements dans le secteur. M. Taemichi a par ailleurs assuré que les données qui seront collectées dans le cadre du projet vont faciliter le travail sur le terrain et développer l’irrigation de manière à augmenter la production agricole.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

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