Agro-alimentaire : 25 jeunes verront leurs projets incubés

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Agro-alimentaire : 25 jeunes verront leurs projets incubés

En fin de formation à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE), Roger Zoundi décide de reprendre les affaires de son pater, constructeur métallique. Formaliser ses deux ateliers afin d’obtenir des équipements de mécanisation et de transformation agro-alimentaire, tel est le défi du jeune étudiant, promoteur de la centrale de l’équipement rural. Grâce à l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises et l’Organisation internationale de la Francophonie, Roger Zoundi et 24 autres jeunes verront leurs projets reçus en incubation. Un événement « heureux » pour le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Stéphane Sanou qui a procédé, ce mardi midi, au lancement officiel de l’offre de service mutualisée d’incubation à cette première cuvée de 25 porteurs de projets.

Une offre de services mutualisés et d’hébergement

Agro-alimentaire : 25 jeunes verront leurs projets incubés
La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Stéphane Sanou

Pour le directeur général de l’AFP/PME, Daouda Ouédraogo, les incubateurs sont de puissants outils d’encadrement et de promotion de la petite et moyenne entreprise même si au Burkina Faso ils constituent ce chainon faible de l’économie. A l’en croire, le projet de mise en place d’incubateur, de pépinière et d’hôtel d’entreprises dans le secteur agroalimentaire(PIPHE-SA) est un dispositif d’encadrement et de formation qui vise à accompagner les jeunes porteurs de projets en offrant des services mutualisés et d’hébergement. Il a été développé dans le cadre de l’offre de service non-financier de l’AFP/PME. Et c’est sur la base de leur faisabilité et de leur caractère innovant que les 25 projets ont été retenus cette année par le comité de sélection sur les 250 projets présentés suite à l’appel à projets lancé par voie de presse.

100 emplois directs à terme

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Daouda Ouédraogo, directeur général de l’Agence de financement et de promotion des PME

Selon M. Ouédraogo, le temps d’incubation va de un an et demi à deux ans et une équipe pluridisciplinaire sera mise en place avec des spécialistes de droit, de normes de qualité, etc. Et il espère que sur les 100 projets qui seront reçus en incubation à terme, la moitié atteindra le stade de start-ups dont 30% seront dirigés par des femmes. Le projet ambitionne également créer 100 emplois directs et 200 emplois indirects et le souhait des acteurs à la fin du projet, aux dires du directeur général de l’AFP/PME, c’est que 60% des start-ups qui seront créés soient fonctionnels sur le marché.

En droite ligne du PNDES

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Pour le ministre, le projet s’inscrit dans l’axe 3 du PNDES qui est la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois

Pour le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Stéphane Sanou, les pouvoirs publics ont opté pour le développement du secteur privé suite à la crise financière internationale en mettant en place plusieurs stratégies et actions pour favoriser la création et le développement des PME. Et à l’en croire, la création et la mise en place du PIPHE-SA répond à cette démarche des autorités et s’inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui est de « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois » et dans le programme Industrie de la politique sectorielle du commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

L’OIF rassure

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Une vue des bénéficiaires

S’adressant aux 25 porteurs de projets, le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie a rappelé que le succès de cette initiative dépendra de leurs capacités « à capter l’essentiel des enseignements, à innover afin de valoriser l’immense potentialité agro-sylvo-pastorale et à lui donner une valeur additionnelle afin de répondre aux besoins des consommateurs nationaux mais aussi de développer des produits innovants aptes à conquérir le marché régional et international ». Il a réaffirmé la volonté de l’OIF de se tenir « toujours aux côtés de la jeunesse qui travaille à répondre aux défis de développement de sa communauté ».

« L’appui que nous recevons nous engage à ne plus être que l’espoir de nos familles mais à être aussi l’espoir d’une Nation entière. Nos attentes, c’est que ce processus d’incubation puisse nous donner les outils et les processus nécessaires pour faire sortir des outils compétitifs le plus rapidement possible », a souhaité, Roger Zoundi porte-parole des 25 bénéficiaires.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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