Affaire IUTS: les acteurs du privé et de l’informel menacent de fermer les marchés

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L’élargissement de l’Impôt unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) sur les indemnités des agents publics de l’État fait toujours couler beaucoup d’encre et de salive. Le vendredi 06 mars 2020, c’était au tour de la Coordination nationale des Syndicats du Privé et de l’économie informelle de donner de la voix. Au cours d’une conférence de presse à la Bourse du Travail (BT), ladite coordination à menacé de fermer les marchés si une solution n’est pas trouvée pour préserver le climat social.

Pour ces acteurs du privé et du secteur informel, étant donné que l’IUTS dans son principe participe au développement du pays, ceux qui sont contre son application ne pensent qu’à leurs familles et à eux-mêmes. A cet titre, les membres de cette coordination notent que « le Burkinabè aime ses enfants, sa femme et sa famille mais ne s’en préoccupe pas la vie de la nation ».

En outre, au regard des pertes économiques causées par l’insécurité, la coalition composée de plusieurs organisations de commerçants et acteurs de l’informel a invité les antagonistes à prendre langue afin de préserver le climat social pour ne pas porter un coup aux activités économiques. Ainsi, la coordination qui dit ne soutenir, ni le gouvernement ni les syndicats dans l’affaire IUTS, recommande au gouvernement « d’être ouvert au dialogue avec les syndicats »; « de veiller au meilleur partage des richesses de la nation »; « de respecter la parole donnée (engagement pris) » et de « promouvoir la bonne gouvernance ». Aux syndicats, la coalition les invite à « retourner à la table des négociations » et à « œuvrer pour un apaisement du climat social ».

Les commerçants et commerçantes à la conférence de presse

Faute de cela, la coordination regroupant en son sein 9 fédérations et syndicats, plus 3 associations, menace de durcir le ton. Ne comprenant pas pourquoi parmi eux il y en a qui ont un salaire qui tourne autour de 50 000 FCFA et qui payent l’IUTS pendant que les agents publics de l’État qui ont des salaires plus consistants refusent de le faire, ces derniers menacent de fermer les marchés en forme de protestation.

« Ceux qui pensent qu’ils sont les plus forts, les fonctionnaires qui de par leurs actions nous font subir, nous allons aussi leur montrer que nous constituons une force », a lancé Moussa Nana. Par ailleurs, a-t-il invité les militants à rester mobilisés car : « il se peut que les jours suivants, nous fermons les marchés et yaars pour montrer aux gens que nous aussi, nous comptons dans ce pays».

Il faut rappeler que cette conférence de presse à l’allure d’un meeting se tenait au moment-même où les acteurs de la Confédération générale des Travailleurs du Burkina (CGTB) étaient en train de mettre en place les installations pour la marche-meeting de demain 7 mars.

Franck Mickaël Kola

Minute.bf

Source : Minute.bf

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