Affaire Fonds communs : L’objectif visé est d’opposer les travailleurs entre eux, selon Sidiki Dramé du SYNATIC

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Affaire Fonds communs : L’objectif visé est d’opposer les travailleurs entre eux, selon Sidiki Dramé du SYNATIC

Sidiki Dramé, secrétaire général national du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) :

« Il y a eu une instrumentalisation sur cette question parce que l’objectif visé, c’est d’opposer les travailleurs entre eux en lançant en pâture cette question, notamment quand le ministre des Finances qui est allée à l’Assemblée nationale soi-disant que c’est une question orale. Mais c’était un objectif visé pour : opposer d’abord les travailleurs ensuite, opposer les travailleurs aux autres groupes sociaux du Burkina.

Sinon, ce n’est pas aujourd’hui que les Fonds communs existent. Pourquoi c’est à ce stade précis, après avoir lancé le projet de réforme du système de la fonction publique qu’on vienne focaliser tous les débats sur cela ? Les hauts dignitaires, qu’ils nous disent, qui d’entre eux n’ont pas touché à ces Fonds ? Même si on vient dire que c’est scandaleux, c’est eux qui sont à la base. Il y a des ministres par exemple qui touchent plus de trois Fonds communs, est-ce qu’ils ont dit ça ? C’est trop facile de venir présenter des chiffres. En tant que responsable, ce n’est pas comme cela qu’on doit résoudre les problèmes cruciaux d’un pays. Donc, il faut que les travailleurs soient vigilants ».

Souleymane Badiel, secrétaire général adjoint de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) :

« Je voulais rappeler que les Fonds communs ne sont pas des rémunérations servies illégalement. Je suis surpris parfois de voir certaines autorités sortir pour mener les débats, alors que ce sont elles-mêmes qui sont signataires de ce qui sert de base légale pour octroyer les Fonds communs. J’estime que lorsqu’on est une autorité, c’est une responsabilité. On ne gère pas un pays à un niveau de responsabilité donné en étant dans l’intoxication. On gère en faisant des propositions, en prenant ses responsabilités.

Si on estime qu’on a pris des mesures et qu’il y a des problèmes liés à ces mesures-là, on les pose objectivement avec qui de droit. Je suis parfois outré de voir qu’à des niveaux de responsabilité, des gens sont comme dans de débats de cabarets. Et cela ne fait pas avancer notre pays, surtout que c’est la fonction publique qui ne gagne pas de temps. C’est extrêmement important ! Il y a des choses que les gens font, ils pensent que c’est simplement à des agents qu’ils font mal mais ils ne mesurent pas les conséquences sur le développement de la fonction publique et de la Nation entière. Nous voudrions rappeler en tant que Coordination, les autorités à des plus hauts niveaux, à des propos responsables, à des attitudes responsables sur les questions qui concernent la vie de notre Nation ».

Propos recueillis par Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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