Aéroport de Bobo-Dioulasso : Les acteurs de contrôle outillés sur les enjeux de la libre circulation des personnes et des biens

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Aéroport de Bobo-Dioulasso : Les acteurs de contrôle outillés sur les enjeux de la libre circulation des personnes et des biens

Le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a organisé, ce mercredi 9 octobre 2019, un atelier d’information et de sensibilisation sur la libre circulation des personnes et des biens au profit des corps de contrôle de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le directeur de cabinet dudit ministère, Allahidi Diallo.

L’objectif de cet atelier vise à renforcer les compétences des différents acteurs que sont la police, la gendarmerie et la douane, intervenant dans le contrôle des personnes et des marchandises au sein de l’aéroport de Bobo-Dioulasso. Selon le directeur de cabinet du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Allahidi Diallo, cet atelier va permettre aux participants de se familiariser avec les règlements communautaires et de mieux appréhender les enjeux de la libre circulation des personnes et des biens.

Allahidi Diallo, directeur de cabinet du ministère en charge de l’intégration africaine

En effet, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée le 28 mai 1975 à Lagos, en République fédérale du Nigeria avec pour objectif principal, la promotion de la coopération et de l’intégration entre les Etats membres. Ainsi convaincus qu’un Etat en tant qu’entité unique ne peut atteindre le développement, les chefs d’Etat et de gouvernement adoptaient en 1979, le protocole sur la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et d’établissement.

Les participants à l’atelier

A en croire M. Diallo, quarante ans après leur adoption, ces protocoles restent méconnus par certains acteurs non moins négligeables dans la chaine de mise en œuvre. « Malgré les efforts consentis par les dirigeants politiques en vue de son effectivité, la libre circulation des personnes et des biens peine à être une réalité. Les multiples plaintes des citoyens pour les tracasseries au niveau des frontières ou des postes de contrôles en sont les témoignages illustratifs », a-t-il indiqué dans son discours d’ouverture des travaux.

Assami Ouédraogo, chef de police de l’aéroport de Bobo-Dioulasso

Il estime que la véritable intégration des Etats et des peuples viendra de la mise en œuvre effective et intégrale du protocole sur la libre circulation des personnes et des biens. « La responsabilité du Burkina Faso, pays de l’hinterland entouré de six Etats frontaliers de la CEDEAO, est d’autant plus engagée dans l’opérationnalisation de ce protocole, qu’il a reçu mandat des chefs d’Etat et de gouvernement, d’en assurer la facilitation et le suivi de la mise en œuvre. C’est dans ce cadre et à la faveur de la création en janvier 2018, d’un département chargé de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, que se mène la présente activité de sensibilisation et d’information sur le protocole sur la libre circulation des personnes et des biens », a-t-il souligné.

La photo de famille

Pour lui, les aéroports, portes d’entrée et de sortie, sont des lieux par excellence de l’application effective du protocole sur la libre circulation des personnes et des biens. Ainsi, les contrôles effectués sur les passagers et les marchandises par le corps commis à cette tâche doivent se faire dans le strict respect des dispositions des textes communautaires. C’est pourquoi, il affirme que cet atelier vise à outiller ces corps de contrôle afin qu’ils puissent connaitre les textes qui régissent la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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