Académie de police : 31 élèves-commissaires présentent leurs mémoires de fin de cycle

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Académie de police : 31 élèves-commissaires présentent leurs mémoires de fin de cycle

Après deux ans de formation au sein de l’Académie de police (située à Pabré, province du Kadiogo, à 25 km au Nord de Ouagadougou), 31 élèves-commissaires de police ont entamé, ce mardi 11 juin 2019, la dernière épreuve de leur scolarité. L’honneur est revenu à Goh Daouda Traoré d’ouvrir la série des soutenances. Sa recherche a porté sur la « Participation communautaire à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso ».

Quatre jours durant, les élèves-commissaires des polices nationales du Burkina et du Tchad vont se livrer au même exercice, en l’occurrence la soutenance du mémoire de fin de cycle.


Couronnement d’un long processus entamé il y a deux ans, le mémoire de fin de cycle, selon le commissaire principal de police Edmond Tapsoba, est l’un des sept modules que doit valider l’élève-commissaire de police pour être jugé digne du diplôme de l’Académie de police. Et pour cette troisième promotion de l’institution, Edmond Tapsoba a noté que ce sont des thèmes ayant trait au diagnostic des éventuels dysfonctionnements dans les administrations ou dans l’exécution des missions qui ont été abordés. Il s’agit, entre autres, de la question du terrorisme, des conflits communautaires, du maintien de l’ordre ; celle des renseignements généraux ; l’insécurité routière ; la planification urbaine ; la criminalité et la gestion des frontières.


Convaincue que cet exercice permettra de renforcer la capacité des futurs responsables de la police, la secrétaire générale du ministère de la Sécurité, Maïmouna Ouattara/ Thiombiano, a souhaité que les différents mémoires, une fois validés, puissent être mis à la disposition du monde scientifique et de celui de la sécurité. Cela, dit-elle, pour proposer des solutions aux nombreux dysfonctionnements liés aux pratiques professionnelles.


Population et lutte contre le terrorisme

Premier candidat à passer devant le jury présidé par le commissaire divisionnaire de police à la retraire, Thomas Dakouré, l’élève Goh Daouda Traoré s’est penché sur l’apport des populations dans la lutte contre le terrorisme. « Jusque-là, nous avons constaté que les moyens utilisés pour lutter contre le terrorisme étaient essentiellement militaires », a indiqué monsieur Traoré, soulignant que la menace étant désormais au sein des populations, il y a la nécessité de les impliquer davantage pour venir à bout de ce fléau. « Toutefois, il convient de s’interroger si les populations doivent collaborer au risque de perdre leur vie », conclut-il.


Dans un document de 56 pages subdivisé en deux parties, notamment la contribution communautaire dans la lutte contre le terrorisme et l’engagement communautaire face à la lutte contre le terrorisme, l’impétrant a relevé l’urgence de sensibiliser et de mieux organiser les populations pour une meilleure participation citoyenne dans la lutte contre ce fléau. Aussi, il soutient qu’une sensibilisation des forces de défense et de sécurité sur les questions de protection des droits de l’homme permettra de renforcer davantage la collaboration entre FDS et populations.


Saluant la pertinence du thème, qui entre dans le cadre du contexte national, le jury, après avoir formulé des recommandations pour l’amélioration du document, a accordé la note de 14 sur 20, soit la mention « Bien », au désormais commissaire de police Goh Daouda Traoré.

Nicole Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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