70e anniversaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : Des défis restent à relever

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70e anniversaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : Des défis restent à relever

En lieu et place des manifestations à caractère festif, les premiers responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ont fait l’option de célébrer le jubilé de platine de la pionnière des structures d’appui au secteur privé à travers des réalisations concrètes qui, à moyen terme, devront impacter le secteur et partant l’économie du Burkina Faso. En effet, cet anniversaire sera marqué parla publication d’une ouvrage historique sur le parcours de la CCI-BF de 1948 à nos jours et un ouvrage sur l’histoire de « Roodwooko », le grand marché de Ouagadougou ; la publication de quatre biographies en hommage à André Aubaret, Dr André Kambou, El hadj Oumarou Kanazoé et El hadj Barro Djanguinaba pour avoir fortement impacté la vie de l’institution.

Est également au programme, la construction d’une technopole qui abritera le centre de formation touristique et hôtelière et le centre de formation en bâtiments et travaux publics ; des sièges de quatre délégations consulaires régionales. Concernant ces infrastructures, la pose des premières pierres de deux d’entre-elles ont eu lieu respectivement le 17 et le 24 mai à Manga et à Dédougou.

À celles-ci s’ajoute l’organisation d’un forum sur l’innovation en faveur des femmes chefs d’entreprises. Le rendez-vous est fixé au 12 juillet prochain. En outre, les activités consisteront à l’organisation des Journées de la logistique (courant septembre), d’un colloque international sur le rôle et le devenir des chambres de commerce (le 13 septembre), etc. L’une des activités phares, c’est l’acquisition d’équipements médico-techniques au bénéficie du Centre national des grands brûlés.

70e anniversaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : Des défis restent à releverDans le but de susciter autour de la CCI-BF, un élan et un esprit de cohésion, d’unité, de solidarité, de bravoure et de détermination face aux enjeux du moment, la montée des couleurs nationales a repris de plus belle en ce jour spécial du 11 juin.« Ce sont les valeurs que nos prédécesseurs nous ont léguées et qui font du Burkina Faso, un pays respecté. C’est aussi les mêmes valeurs que les pionniers de la CCI nous ont enseignées. Tâchons donc de les préserver », a dit le président Mahamadi Savadogo.

L’institution, faut-il le rappeler, s’investit dans le développement du capital humain à travers une formation variée. À ce niveau, ildresse un bilan satisfaisant. « Environ 2 550 élèves ont été formés en secrétariat, comptabilité et déclarant de douane ; 9 600 apprenants ont été formés au permis E. 284 moniteurs d’auto-écoles et 60 mécaniciens de véhicules automobiles sont sortis du Centre de formation en transport et activités auxiliaires », a-t-il confié.

En plus de la réalisation d’infrastructures économiques, il est ressorti que l’institutiona contribué à une meilleure structuration du dispositif institutionnel d’appui au secteur privé en apportant son concours technique et financier à la mise en place de structures d’accompagnement du développement des entreprises en l’occurrence le SIAO, la Maison de l’entreprise du Burkina Faso.

70e anniversaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : Des défis restent à releverToujours au titre du bilan des 70 ans d‘existence, la CCI auraoffert du matériel et des consommables biomédicaux au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, en marge des premières journées de réflexion stratégique organisées en août 2017. Et M. Savadogo d’évoquer, enfin, le soutien financier aux forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.

La valeur du rôle social et citoyen de l’institution est estimée à plus de 2,400 milliards de F CFA, apprend-t-on. Malgré les acquis, force est de constater que de nombreux défis restent à relever. C’est cette raison qui a prévalue dans la sobriété de la commémoration de cette heureuse circonstance pleine de symbolisme. Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, a, pour sa part, souhaité un joyeux anniversaire aux femmes et hommes qui se lèvent tôt pour apporter leur pierre à la croissance de l’économie burkinabè. 70 ans, c’est l’âge de la sagesse, selon lui. « Que cela puisseservir à développer l’économie aux côtés du gouvernement », a-t-il souhaité.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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