56e session de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO: Roch Kaboré fait le point

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Dans une publication de la direction de communication de la présidence du Faso, le président Roch Marc Christian Kaboré a résumé la 56e session de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO en quelques points que sont, « Amélioration des indicateurs; respecter la libre circulation des personnes et des biens; Ec, sigle de la monnaie communautaire ».

Le communiqué rappelle que dans une adresse à la presse nationale qui l’accompagnait à Abuja, le président a fait savoir d’emblée que les sessions de la CEDEAO consistent à faire « un peu le point de l’état de la communauté ». Aussi, « au plan économique on a constaté qu’il y a eu une amélioration des indicateurs, même si des efforts restent à faire. Le taux de croissance a été plus important. Nous avons constaté également que, pour la majeure partie, sur le plan du commerce international, les choses vont bien. Mais, sur le plan du commerce intra-régional, il ya de gros efforts à faire, puisque cela ne représente que 10% des transactions. Ce qui veut dire qu’il ya un gros problème » a-t-il fait noter.

Un autre pan de cette session révélé par le président Kaboré, c’est aussi le cas du Nigéria qui a fermé ses frontières avec le Bénin et le Niger. « Et de ce point de vue, nous avons demandé à ce que les textes de la CEDEAO soient respectés parce que la libre circulation des personnes et des biens est inscrite dans nos textes communautaires », explique le président du Faso.

Dans le domaine de la libre échange, Roch Kaboré a précisé que le Burkina Faso est considéré comme champion pour conduire cette liberté de circulation des biens et des personnes dans l’espace CEDEAO. C’est la raison pour laquelle, d’après lui, le pays a été instruit, au-delà des discussions qui ont eu lieu, pour trouver la solution, pour que d’ici fin janvier 2020 avec la Task Force, le pays puisse présider une rencontre avec le Nigéria, le Niger, le Benin, la Côte d’Ivoire et le Togo « pour essayer définitivement de solutionner cette question ».

En outre, s’agissant du volet politique, le constate fait par les chefs d’Etats, « c’est la consolidation de la démocratie dans les différents pays ». En ce qui concerne notamment le bon déroulement de l’élection présidentielle qui se tient en Guinée Bissau, les présidents à la 56e session ont souhaité que le deuxième tour se déroule dans de bonnes conditions.

Selon le président Roch, ses homologues ont aussi relevé le fait que six pays de l’espace communautaire iront vers des élections d’ici 2020 avant de convenir, qu’il s’agit de questions que la CEDEAO, au plan politique, doit suivre.
Par ailleurs, « une autre question qui était essentielle est celle de la monnaie », précise le président du Faso. Sur le fait que cela soit une question qui revient toujours sur le tapis et une question qui est toujours posée, Roch Kaboré convient qu’il s’agit d’éfforts que les uns et les autres doivent faire pour respecter les critères de convergence. Sur la question, relate-t-il, « certains pays pensent que 2020 ne sera pas la bonne date, mais nous devons insister pour que d’ici juin 2020, nous puissions faire un point exhaustif sur l’ensemble des difficultés, pour qu’elles soient levées de manière à nous permettre de pouvoir atteindre ce résultat ».

Pour lui, c’est un engagement que les chefs d’Etat ont pris depuis un certain temps, et nécessite donc, d’être réalisé. Globalement sur la question, le plus haut représentant des Burkinabè a estimé que les discussions se sont très bien menées.

Il pense d’ailleurs que c’est un sommet qui a permis « de regarder également la libéralisation qui doit être terminée dans le cadre de la zone de libre échange continental à partir de 2020, en insistant auprès du président de la Commission, pour que toutes les dispositions soient prises pour que notre zone soit au rendez-vous ».

Pour ce qui est du reste des points abordés lors de cette 56e session des chefs d’Etats de la CEDEAO, c’est un contrôle de compte rendu que le secrétaire a fait sur les différentes questions qui sont posées. « Je peux dire que c’est un sommet de type classique qui nous a permis de faire le point de l’état de la communauté et de constater que, même si des efforts sont à faire, la communauté se porte bien. Mais que nous devons poursuivre l’intégration de façon insistante », a souligné le président du Faso.

Pour conclure, il a laissé entendre que sur d’autres aspects liés à la pièce nationale d’identité au niveau de la CEDEAO, le Burkina Faso n’est pas encore à jour, mais promet travailler à ce que cette pièce permette aussi bien la sécurité que la libre circulation des personnes dans l’espace CEDAO.

Minute.bf

Source : Minute.bf

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