2e Compact du MCC : Les procédures de passation de marché expliquées aux entreprises burkinabè

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2e Compact du MCC : Les procédures de passation de marché expliquées aux entreprises burkinabè

L’Unité de coordination de la formulation du 2e compact (UCF-Burkina) a organisé, ce vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation et de réseautage des parties prenantes sur les opportunités d’affaires du second compact, centré sur l’accès à une électricité suffisante et de qualité. Objectif : permettre aux participants de s’imprégner des caractéristiques et du comportement du marché dans le domaine de l’électricité et de se familiariser avec les procédures de passation de marché au niveau des organismes publics et des partenaires techniques et financiers dont le Millennium Challenge Corporation (MCC).

Le Burkina Faso est de plain-pied dans la formulation du 2e compact du Millenium Challenge Corporation, centré sur l’électricité, notamment les énergies renouvelables. Et il ne voudrait pas répéter les erreurs du premier programme au cours duquel « les entreprises nationales n’ont pas pu être au rendez-vous des marchés pour des raisons financières, matérielles, et par manque d’expérience et de connaissances des procédures et exigences du Millenium Challenge Corporation ».

C’est pour corriger ces lacunes que le gouvernement et le MCC ont initié une approche en deux volets qui consiste à faire une analyse du marché du domaine de l’électricité et un événement sensibilisation-réseautage avec le monde des affaires. Cet événement, c’est l’atelier qui s’est ouvert, ce vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou en présence du directeur général de la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Une vue des participants évoluant dans le secteur de l’énergie

Comprendre les directives du MCC pour être plus compétitif

Selon le Directeur pays du MCC/Burkina Faso, Michael Simsik, l’atelier s’inscrit dans une démarche inclusive et participative en rassemblant aussi bien les acteurs du public que ceux du privé, les associations professionnelles, les opérateurs de mini réseaux. Et le coordonnateur national de l’Unité de coordination de la formulation du 2e compact (UCF-Burkina), Dr Tambi Samuel Kaboré, d’indiquer qu’il permettra aux participants de s’imprégner des caractéristiques et du comportement du marché dans le domaine de l’électricité et de se familiariser et comprendre les directives du MCC en terme de passation de marché. Cet atelier sera également l’occasion pour les entreprises d’exprimer leurs attentes et notamment d’explorer des voies de collaboration pour être plus compétitives.

Dr Tambi Samuel Kaboré, coordonnateur national de l’Unité de coordination de la formulation du 2e compact (UCF-Burkina)

Des raisons de travailler avec le MCA

Dans sa communication sur les passations des marchés, le consultant Victor Voicu a indiqué que les directives obéissent à quelques principes. Par exemple, les marchés doivent être attribués uniquement aux entrepreneurs, fournisseurs et consultants qualifiés et compétents qui ont la capacité d’exécuter les contrats dans les délais et à un coût rentable. Aussi les prix commercialement raisonnables doivent être payés pour l’acquisition de biens, services et travaux. Quant aux entreprises publiques, elles ne peuvent pas soumettre d’offres sur les marchés de biens et travaux.

Le consultant Victor Voicu a présenté les principes qui régissent directives du MCC

Pour le consultant, il y a plusieurs raisons de travailler avec le Millenium Challenge Account (fonds de développement bilatéral conduit par le MCC). Tout d’abord les factures sont payées directement par le trésor américain au contractant. Ensuite la concurrence est transparente et il existe un système de contestation des offres en cas de conflits. Enfin l’accent est mis sur la performance antérieure de l’entreprise et ses références.

Des projets pour accroitre l’investissement privé

Pour l’économiste Zerbo Adama, le processus de formulation du second compact a abouti à la proposition au financement MCC de trois projets. Il s’agit du projet de renforcement de l’efficacité du domaine de l’électricité (PREDEL), du projet d’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse (PADOEL) et du projet réseaux et accès à l’électricité (PRAEL). Selon M. Zerbo, les trois projets proposés avaient un coût initial de 489, 1 milliards de FCFA mais les études de faisabilité donnent un coût moindre en cours d’affinement.

Selon le directeur général de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Kargougou Issaka, ces projets auront un impact certain sur l’investissement privé quand on sait que les tarifs de l’électricité au Burkina sont parmi les plus élevés de la sous-région, que sa qualité laisse à désirer et peut impacter sur la compétitivité et la survie de certaines entreprises.

Issaka Kargougou, directeur général de la Chambre de Commerce et d’Industrie

En rappel, c’est le 13 décembre 2016 que le Burkina Faso a été sélectionné par le Millennium Challenge Corporation (MCC) pour le développement d’un second programme. L’Unité de Coordination de la Formulation du second programme du Millennium Challenge Corporation (UCF Burkina), elle, a été créée le 19 avril 2017.

Toute formulation comporte quatre grandes phases : La première concerne l’analyse des contraintes à l’investissement privé et à la croissance économique. La deuxième concerne l’analyse des causes profondes des contraintes majeures identifiées. La troisième étape concerne l’identification des projets potentiels du compact et la quatrième porte sur le développement du programme.

Herman Frédéric Bassolé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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