26e édition de la Journée internationale des personnes handicapées : La mise en œuvre des engagements du président du Faso au cœur d’un panel

34
26e édition de la Journée internationale des personnes handicapées : La mise en œuvre des engagements du président du Faso au cœur d’un panel

En marge de la Journée internationale des personnes handicapées, célébrée le 3 décembre de chaque année depuis 1992, la Direction générale de la solidarité nationale et de l’assistance humanitaire a organisé un panel, le lundi 2 décembre à Ouagadougou. Ce panel vise à donner l’opportunité aux différents acteurs d’échanger sur les efforts à consentir pour rendre effective la participation des personnes handicapées au développement du Burkina Faso.

La Journée internationale des personnes handicapées a, entre autres, pour but de promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement. L’édition de 2019 est axée sur la « Mise en œuvre des engagements du président du Faso dans un contexte d’insécurité : Quelles alternatives pour répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées ? ». Un panel sur le thème s’est déroulé dans la matinée du lundi 2 décembre 2019, à Ouagadougou, en marge de la célébration de la 26e Journée internationale des personnes handicapées.


Prononçant le discours d’ouverture, le directeur de cabinet du ministère en charge de la Solidarité nationale, Anselme Delwendé Nikiéma, a invité les participants à bien suivre les communications qui seront présentées et à faire un diagnostic sans complaisance de la situation réelle des personnes handicapées du Burkina Faso. La directrice générale de la solidarité nationale et de l’assistance humanitaire, Maïmouna Zoma Traoré, a relevé la pertinence du thème, au regard des défis auxquels fait face notre pays.

« L’intérêt de ce thème est de susciter l’engouement des différents acteurs ministériels pour la mise en œuvre des engagements pris par le président du Faso, Roch Kaboré, lors du Forum des personnes handicapées en 2018 », a déclaré Mme Zoma. Et ce n’est pas tout : « Nous avons décidé de travailler sur la question de la personne handicapée en situation d’urgence. Il faut dire que les personnes déplacées qui sont au niveau de notre pays, parmi elles les personnes handicapées ont besoin d’une intervention sensible au handicap. C’est également à travers les échanges avec les différents acteurs, inciter les partenaires techniques et financiers à orienter leurs interventions en prenant en compte le handicap afin que les personnes handicapées qui sont dans les camps de déplacés puissent trouver une résilience nécessaire et ainsi participer au développement de notre pays ».


Le bilan des engagements pris par le chef de l’Etat envers les personnes handicapées est prévu en 2020. Mais d’ores et déjà, le porte-parole des personnes handicapées, Souleymane Ouédraogo, s’est félicité des résultats engrangés. Parmi les activités réalisées dans le cadre de l’emploi des personnes handicapées, figurent les programmes au niveau de l’entrepreneuriat qui ont dégagé des conditions préférentielles en faveur des jeunes et des femmes handicapés ; l’ouverture des concours spéciaux au profit des personnes handicapées.

Concernant le domaine de la santé, M. Ouédraogo a déclaré que la procédure d’établissement des cartes d’invalidité a été accélérée. Ainsi, de 300 cartes d’invalidité, on note à ce jour plus de 4 000 cartes. Dans le bilan, il est à remarquer également le lancement d’un programme d’accès aux logements sociaux au profit des personnes handicapées, même si ce n’est pas encore effectif. Des engagements visant la révision de la Stratégie nationale de protection des personnes handicapées ont également été pris.


Malgré ces acquis, M. Ouédraogo estime que des efforts restent encore à faire. A titre illustratif, il a rappelé qu’« au niveau de l’emploi des personnes handicapées, la fonction publique, en ouvrant, en 2014, les concours au profit des personnes handicapées, a recruté près de 97. Malheureusement, ce nombre avance en régression. De 97, il est descendu à 40. A ce jour, les postes à pouvoir tournent autour de 31 ». L’une des raisons susceptibles d’expliquer cette situation, c’est le fait que les profils qui sont demandés au niveau des concours sont imposés par la fonction publique. Une autre chose attriste Souleymane Ouédraogo : « Dans la plupart des services, les personnes handicapées ne sont pas occupées parce que les conditions de travail ne sont pas suffisamment réunies ».

Aïssata Laure G. Sidibé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici