13e FESTIMA : Zoom sur les masques des pays voisins

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Débuté en 1996 avec 6 groupes de masques essentiellement de la Boucle du Mouhoun du Burkina, le FESTIMA (Festival international des masques et des arts) est aujourd’hui un rendez-vous incontournable où près de 60 groupes de masques du Burkina Faso et d’Afrique se retrouvent.


VIDEO : Des masques dansent

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« La pratique du masque qui était perçue comme une pratique rétrograde est devenue aujourd’hui une valeur d’enjeu qui rassemble les populations au-delà du continent», laisse entendre Tankien Dayo, le secrétaire exécutif de l’ASAMA, association organisatrice du FESTIMA.

La communauté de masques béninoise, la première communauté à intégrer le festival dès son ouverture en 2002 aux autres régions d’Afrique, est représentée à cette édition avec deux types de masques : le Guêlêdê, un masque en tissu qui célèbre les femmes,  et le Zangbeto, un  masque en fibres.

Hermas Gbaguidi, représentant du Bénin, indique qu’il «y a ceux qui sont portés par des hommes et ceux animés par des esprits ». Inutile de dire que curiosité et peur se mêlent à chaque spectacle de ces masques « animés par les esprits ».

La Côte d’Ivoire, avec le Zaouli, ne cesse de séduire à chaque prestation. Le Sénégal, le Mali et le Togo sont aussi fortement représentés.

Selon les organisateurs, l’apparition des masques se fait selon des horaires bien précises. Les masques de feuilles et  les masques de fibres ne doivent pas se rencontrer. Quant aux masques de tissus, ils n’apparaissent que la nuit.

Le masque est généralement synonyme de peur. Il n’est pas évoqué sans une certaine appréhension au creux du ventre. Cependant, on est tenté de dire qu’à Dédougou, pendant le  FESTIMA, la peur du masque s’estompe car il est difficile d’emprunter une ruelle sans en rencontrer un. Mais après tout, n’est-ce pas le but de ce festival ?

Revelyn SOME

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